Usage quotidien depuis février 2020, pas un avis rédigé après un essai rapide. Aucun sponsoring, aucun lien d’affiliation. L’efficacité d’un déodorant naturel varie fortement d’une personne à l’autre : mon retour ne présume pas du tien. Prix et gamme revérifiés sur le site de la marque en septembre 2026.
Mise à jour du 16 septembre 2026
Verdict remonté en tête d’article. Prix et formats actualisés sur la gamme 2026, l’ancien calcul budgétaire ne correspondait plus à ce que vend la marque. Correction d’un chiffre faux sur la certification Cosmos Organic : le seuil applicable à un déodorant est de 20 % et non 10 %. Retrait d’une mention de bons d’achat pour le retour des flacons, qui n’existent pas et contredisaient la section des points à améliorer. Ajout d’une section de comparaison et d’un « pour qui ce déo n’est pas fait ». Registre de langue harmonisé.
J’utilise le déodorant roll-on des Enfants Sauvages tous les jours depuis février 2020, parfum santal, y compris les jours de volley. Environ douze flacons sur la période.
Mon verdict direct : c’est le seul déodorant naturel qui ne m’ait jamais lâché, et le bénéfice que je n’attendais pas est qu’il ne détruit plus mes tee-shirts. Il coûte plus cher à l’achat qu’un déodorant de supermarché, il ne réduit pas la transpiration, et il n’est pas partout en magasin. Le détail suit, avantages et inconvénients séparés.
Pourquoi j’ai choisi ce déodorant
En février 2020, je suis tombé sur une vidéo de William, cofondateur des Enfants Sauvages, qui présentait son projet de déodorant naturel zéro déchet sur Ulule. Le discours m’a parlé : réaliste, sans promesse gonflée. J’ai précommandé avant la commercialisation, et je n’ai pas changé depuis.
Avant ça, j’avais essayé plusieurs déodorants naturels, dont celui de Comme Avant. Aucun ne tenait la journée sur moi. C’est le point de départ honnête de cet avis : je ne cherchais pas une marque, je cherchais un produit qui marche.

Les avantages, après six ans d’usage quotidien
L’efficacité tient, y compris après le sport
Je n’ai pas de souvenir d’un problème d’odeur avec ce déo. Ni en fin de journée, ni en plein été, ni après une session de volley. Pour un produit sans sels d’aluminium, c’est le point qui m’a le plus surpris.
Ce qu’il fait : il neutralise les odeurs de transpiration, sur la journée entière.
Ce qu’il ne fait pas : il n’arrête pas la transpiration. C’est un déodorant, pas un anti-transpirant. Tu transpireras normalement, sans l’odeur. Si ce que tu cherches c’est de rester sec, aucun déodorant naturel ne te le donnera, et ce n’est pas un défaut de celui-ci.
Le bénéfice que je n’avais pas anticipé : les vêtements
C’est devenu pour moi l’argument principal, et personne n’en parle.
Avant, j’avais arrêté d’acheter des tee-shirts blancs. Après quelques mois, la transpiration combinée aux déodorants conventionnels laissait des traces jaunâtres aux aisselles, et attaquait la fibre du tissu jusqu’à la trouer. Depuis que je suis passé à celui-ci : zéro trace. Mes tee-shirts blancs durent.
Sur six ans, cette seule différence a probablement coûté moins cher en tee-shirts non remplacés que ce que le déodorant coûte de plus à l’achat. Je n’ai pas fait le calcul précis, mais l’ordre de grandeur va dans ce sens.
Un roll-on en verre plutôt qu’un stick solide
J’ai essayé les sticks solides, je suis revenu au liquide. Trois raisons concrètes : pas de traces blanches sur les vêtements à l’application, un dosage plus régulier, et un format qui se glisse dans un sac de sport sans ramollir l’été.
Le verre évite aussi le tube plastique et l’aérosol. Le roll-on reste plus économique à l’usage qu’un spray, parce qu’on n’en met pas à côté.
La composition, ce qui est vérifiable
Fabriqué en Provence, certifié bio, végan. Les actifs annoncés sont des huiles essentielles : palmarosa, fragonia, géranium rosat, et de l’orange pour le parfum. Ni sels d’aluminium, ni parabènes, ce qui se vérifie sur la liste INCI.
La marque annonce 76 % d’ingrédients bio. Pour situer ce chiffre : le référentiel Cosmos Organic exige au minimum 20 % d’ingrédients bio sur le produit fini pour un produit non rincé comme un déodorant (le seuil de 10 % qu’on lit parfois ne concerne que les produits rincés, savons et shampoings). 76 % est donc largement au-dessus du minimum, et c’est une information utile, mais pas le chiffre spectaculaire qu’une comparaison au mauvais seuil laisse croire.
Attention aux huiles essentielles. C’est la vraie limite de composition de ce produit, et elle ne concerne pas que cette marque : les huiles essentielles sont des allergènes cutanés fréquents, et elles sont déconseillées pendant la grossesse et l’allaitement. Si tu as la peau réactive, teste au pli du coude avant d’en mettre sous les bras.
Les deux parfums
Yuzu, agrume, frais et tonique. Santal, boisé et rond. J’ai pris le santal un peu au hasard au début et je n’en ai pas changé : l’odeur est subtile, elle ne couvre pas un parfum.
Les inconvénients et les limites
Le prix d’entrée pique. 22 € le flacon quatre mois quand un déodorant de supermarché est à 3 €. Le calcul se retourne sur la durée, mais il faut sortir la somme d’un coup au départ.
Aucune contrepartie au retour des flacons. Le retour des recharges vides est gratuit, mais il n’y a ni bon d’achat ni réduction. Vérifié encore en septembre 2026. C’est dommage : même symbolique, un geste inciterait davantage de monde à jouer le jeu de la consigne. C’est le conseil que je donnerais à la marque.
La disponibilité reste inégale. Ça s’améliore, mais tous les magasins bio ne l’ont pas. Il faut parfois commander en ligne, ce qui ajoute du transport à un produit dont l’argument est l’empreinte.
Les huiles essentielles excluent une partie des gens : peaux réactives, grossesse, allaitement. Voir plus haut.
Combien ça coûte vraiment
La gamme est vendue en durée, pas en volume. Tarifs relevés sur le site de la marque en septembre 2026 :
| Format | Prix |
|---|---|
| Flacon 4 mois | 22 € |
| Flacon 8 mois | 38 € |
| Recharges (4 mois, 8 mois, 1 an) | de 16 € à 45 € |
Mon rythme réel : environ douze flacons depuis février 2020, soit à peu près un tous les six mois. Ce qui situe mon budget entre 35 et 45 € par an selon le format acheté, contre les quatre mois annoncés par la marque. Mon usage dure donc plus longtemps que la durée théorique, ce qui n’a rien de garanti : ça dépend de la quantité qu’on applique.
À noter honnêtement : ces chiffres sont mon relevé, pas un test de laboratoire. Prends-les comme un ordre de grandeur.
Le zéro déchet en pratique
Le principe est simple : tu achètes un flacon roll-on en verre, puis des recharges en verre. Tu transvases, et tu renvoies les recharges vides gratuitement, par dix, dans la boîte d’envoi. La marque les nettoie et les réutilise.
Ce qui marche mieux en pratique : si tu as un point de vente près de chez toi, tu peux y rapporter les recharges sans attendre d’en avoir dix. La marque a maintenant des revendeurs en France, en Belgique et en Espagne, et publie la liste sur son site.
Sur six ans, le système a tenu. C’est le point où beaucoup de marques zéro déchet abandonnent au bout de deux ans, donc ça mérite d’être dit.
Comparé aux autres solutions
Contre un déodorant conventionnel : l’écart n’est pas sur l’odeur, il est sur les vêtements et sur le déchet. Un anti-transpirant classique te gardera plus sec ; il abîmera tes tee-shirts et produira un tube plastique tous les deux mois.
Contre les autres déodorants naturels : c’est le seul qui a tenu la journée sur moi, après plusieurs essais dont Comme Avant. Mais l’efficacité d’un déodorant naturel dépend énormément du microbiome de chacun, donc mon résultat n’est pas transposable. Le détail des critères, et ce qu’il faut regarder dans une composition, est dans notre guide des déodorants naturels.
Contre un déodorant maison : moins cher, et tu maîtrises la composition. En contrepartie, la texture et la tenue sont plus aléatoires, et le bicarbonate irrite beaucoup de peaux. Les recettes sont ici : déodorant maison.
La marque, pour qui veut savoir
Lucie et William ne trouvaient pas de déodorant naturel à la fois efficace, sain et sans déchet. William, graphiste, se lance en 2018 dans la formulation ; Lucie, qui vient de la phytothérapie, le rejoint l’année suivante. Trois ans de mise au point avant la commercialisation, et une production locale en Provence.
Je raconte cette histoire parce qu’elle explique le produit, pas pour vendre la marque : trois ans de formulation avant de lancer, c’est ce qui distingue un produit d’un habillage marketing, et ça se sent à l’usage.
Mon verdict, et pour qui ce déo n’est pas fait
Les plus
- Tient la journée, sport compris, sur six ans d’usage quotidien
- Ne tache pas et n’abîme pas les vêtements
- Consigne en verre qui fonctionne réellement, et depuis longtemps
- Autour de 35 à 45 € par an chez moi, une fois le premier flacon acheté
- Bio, végan, fabriqué en Provence, sans sels d’aluminium ni parabènes
Les moins
- 22 € à sortir d’un coup au départ
- Aucune contrepartie au retour des flacons vides
- Pas encore dans tous les magasins bio
- Huiles essentielles : à éviter sur peau réactive, pendant la grossesse et l’allaitement
Ce déo n’est pas pour toi si tu cherches à rester sec plutôt qu’à ne pas sentir, si tu ne supportes pas les huiles essentielles, ou si tu es enceinte ou allaitante. Dans ces trois cas, cherche ailleurs, et ce n’est pas un défaut du produit.
Note : 4,5 sur 5. Le demi-point qui manque est pour la consigne sans contrepartie et la disponibilité. Après six ans, je n’ai aucune raison de changer, et c’est le test qui compte : ce n’est pas un produit que j’ai essayé, c’est celui que j’utilise.
Transparence
Cet article n’est pas sponsorisé, je n’ai reçu aucun produit et il n’y a aucun lien d’affiliation : je ne touche rien si tu achètes. J’ai payé les douze flacons.


