Le noyer du Brésil est, par définition, l’arbre sur lequel poussent les noix du Brésil. Les locaux le mentionnent comme le Roi de la forêt amazonienne, c’est dire à quel point cet arbre est majestueux et précieux. Malheureusement, la déforestation galopante le menace un peu plus chaque année. Intéressons-nous de plus près, dans cet article, au grandiose noyer du Brésil. 

Le noyer du Brésil : ses caractéristiques

Le noyer du Brésil, dont l’appellation scientifique est Bertholletia excelsase, se voit de loin, impossible de le manquer. Certains spécimens atteignent 30 ou 40 m de hauteur, et il arrive même que l’on en voie culminer à 60 m du sol ! Observons-le attentivement. Son tronc est lisse et dénudé. Ses feuilles sont vert foncé et forment un arrondi au fur et à mesure qu’elles s’approchent de la cime. La hauteur imposante du noyer du Brésil en fait un refuge de choix pour la faune vivant là. Les locaux le vénèrent pour son gigantisme et le considèrent comme un des joyaux de l’Amazonie.

Le noyer du Brésil grandit comme son nom l’indique dans tout le bassin Amazonien, et donc au Brésil, mais on le retrouve aussi ailleurs sur la planète : en Bolivie, au Venezuela et au Pérou. Le noyer du Brésil produit un fruit fort apprécié et reconnu comme un aliment aux nombreuses vertus bénéfiques pour l’organisme : la noix du Brésil. Le noyer est un arbre généreux. S’il est en bonne santé, à l’état sauvage, il peut donner entre 150 à 300 kg de noix lors de la récolte annuelle, qui a lieu entre février et mars.

Le noyer du Brésil, menacé par la Nature et par les hommes

Son statut d’espèce végétal menacé en fait aujourd’hui une catégorie d’arbre protégée par la loi, principalement pour deux raisons majeures : le rôle essentiel du noyer du Brésil dans la biodiversité locale et pour ses noix, aux propriétés nutritives reconnues.

Le noyer du Brésil est menacé par la croissance irréversible des activités humaines qui vont à son encontre. L’épanouissement du noyer du Brésil, au sens végétal, dépend en grande partie de la végétation tropicale qui pousse à ses pieds. C’est elle, en effet, qui permettra sa pollinisation et par conséquent la production de ses fameuses noix du Brésil, que l’on rencontre parfois sous l’appellation de noix d’Amazonie.

Dans les états brésiliens du Rondonia et du Para, de nombreux noyers du Brésil ont déjà cédé leur place, pour l’élevage de cheptel ou la culture du soja. L’arbre se fait de plus en plus rare, et il est à craindre qu’il ne finisse par disparaitre complètement. Bien qu’il soit légalement interdit de couper les noyers du Brésil, les agriculteurs locaux l’isolent au milieu des pâturages de leurs bêtes. S’ensuivent alors deux problèmes majeurs pour l’arbre :

  • En cas de tempête tropicale, il est fort susceptible d’être foudroyé, par sa forte propension à servir de paratonnerre, en raison de sa hauteur et de son isolement ;
  • il subit ce que l’on nomme là-bas la queimada, cette pratique archaïque que l’on pourrait traduire par “agriculture sur brûlis”, qui consiste à défricher les champs par le feu. Ce type d’agriculture, existant sous cette même forme depuis des temps préhistoriques, conduit inexorablement à une dégradation des sols. Le sol appauvri autour de l’arbre ne peut plus nourrir l’arbre. Le noyer perd progressivement la bataille, et ses jours sont désormais comptés. Abattu, puis vendu pour son bois noble, et donc recherché, un autre Noyer du Brésil a disparu de la surface de la planète. Observez que si son tronc dépassait les cinq mètres de diamètre, il y a fort à parier que cet arbre était millénaire…
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