Le Moringa s’invite désormais dans nos cuisines, notamment grâce à ses vertus médicinales et nutritives. Cet arbre tropical a largement servi à préserver la santé et le bien-être dans de nombreuses cultures à travers le monde. Mais à l’heure où l’occident s’y intéresse de plus en plus, il convient de se renseigner sur les dangers qu’il peut présenter, car nous ne disposons pas de tous les savoirs ancestraux.

La posologie

La phytothérapie est une forme de médecine douce et naturelle, mais il faut tout de même respecter la posologie indiquée. En effet, avec le Moringa oleifera comme avec d’autres plantes, une surdose peut provoquer des désagréments et des effets secondaires. On conseille donc une dose de feuille ou de poudre de feuille comprise entre 3 à 12 grammes maximum par jour.

Il est fortement recommandé de consulter un nutritionniste ou un médecin pour que celui-ci vous prodigue des conseils sur la prise de ce complément alimentaire. Cela vaut que vous l’utilisiez sous forme de gélule, sous forme de feuilles ou même de poudre.

Les effets secondaires

L’un des effets secondaires les plus observés est une légère diarrhée qui peut notamment survenir lorsque l’on commence à consommer le Moringa. En effet, il contient beaucoup de fibres et pourrait avoir un effet laxatif. C’est d’ailleurs normal puisque l’une des propriétés de ces feuilles est d’éliminer les toxines. Rassurez-vous, généralement cela passe au bout de quelques jours et l’on peut continuer à le prendre normalement.

Il faut également savoir que le Moringa est un énergisant puissant. Il est donc préférable de le consommer en début de journée pour éviter d’avoir des troubles du sommeil et de l’insomnie.

Enfin, pris en trop grandes quantités, le Moringa peut causer des maux de tête, des douleurs et brulures d’estomac.

Notez bien que nous parlons ici de la partie la plus consommée en France, c’est-à-dire la feuille séchée, qu’elle soit ou non sous forme de poudre. Si toutes les parties de l’arbre peuvent être consommées, il faut prendre de grandes précautions lorsqu’il s’agit de la racine. En particulier, car elle contient de l’alcaloïde spirochine qui est une toxine potentiellement dangereuse pour l’homme.

Les contre-indications

Le Moringa a des propriétés hypoglycémiques, c’est-à-dire qu’il est capable de réduire les niveaux de sucre dans le sang. C’est pourquoi il peut être contre-indiqué si vous prenez déjà un traitement pour le diabète. Dans tous les cas, demandez un avis médical si vous êtes diabétique et que vous souhaitez prendre du Moringa. De même, si vous souffrez d’une maladie chronique comme l’hypertension artérielle, l’hypoglycémie ou si vous avez un taux de cholestérol élevé, il est vivement conseillé de se prémunir d’éventuelles interactions médicamenteuses.

On recommande également d’éviter de le prendre lorsque l’on est en période de grossesse et d’allaitement. Ces feuilles contiennent de fortes teneurs en vitamines A et cette dernière n’est pas recommandée dans ces cas-là. En particulier parce qu’en excès, elle peut causer une malformation du fœtus et altérer le fonctionnement normal du corps.

Enfin, certaines personnes peuvent être allergiques à un, ou plusieurs, des composants du Moringa. Quelques très rares cas ont été recensés chez des sujets qui avaient eu des irruptions urticaires suite à sa consommation.

Il est recommandé de choisir avec soin son Moringa, le bio par exemple apporte un plus qualitatif qui est non négligeable si l’on a décidé de faire une cure pour prendre soin de soi. En effet, ainsi, vous êtes certains de ne pas consommer des pesticides ou d’autres produits chimiques nocifs.

Conclusion

Comme beaucoup de produits, le moringa est bon pour la santé à conditions qu’il soit consommé dans des doses raisonnables et que vous n’ayez pas de pathologie particulière. En cas de doute, consultez votre médecin pour qu’il vous confirme ou non sa consommation.

Si vous souhaitez revoir les vertus du moringa, consultez notre article sur ses bienfaits

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