Synthèse de sources publiques : données, réglementation et ordres de grandeur vérifiables. Ni test personnel, ni recommandation commerciale. Mise à jour en septembre 2026.
Les ressources non renouvelables tendent à s’épuiser de plus en plus. Face à ce déclin des énergies fossiles, la transition vers l’utilisation d’énergies 100% renouvelables semble inévitable. Comment trancher entre le nucléaire et les énergies vertes ? Quels sont les défis à relever ? Et comment trouver une réponse idéale face à ces enjeux ?
Ce qui a changé depuis 2023 : la France a fait le choix inverse
Mise à jour. Cet article avait été écrit alors que la trajectoire officielle prévoyait de ramener le nucléaire à 50 % du mix électrique d’ici 2035. Cet objectif n’existe plus.
La loi du 22 juin 2023 relative à l’accélération des procédures liées à la construction de nouvelles installations nucléaires a supprimé les trois verrous posés par la loi de transition énergétique de 2015 : l’objectif de réduction à 50 % de la part du nucléaire d’ici 2035, le plafond de capacité de 63,2 GW, et la trajectoire de fermeture de quatorze réacteurs. Le texte simplifie par ailleurs les procédures d’autorisation pour construire de nouveaux réacteurs à proximité de sites existants.
Autrement dit, la question posée par le titre de cet article n’est plus celle que se pose la France. Le débat ne porte plus sur la sortie du nucléaire mais sur le rythme et le coût du développement conjoint du nucléaire et des renouvelables, sur lequel les avis restent partagés, y compris entre spécialistes. Nous n’avons pas vocation à trancher ce débat ici : ce qui suit décrit les contraintes techniques, qui elles n’ont pas changé.
D’ores et déjà, de nombreux citoyens cherchent à réduire leur empreinte écologique. Pour trouver les réponses à leurs questions, ils peuvent comparer les différents prix et fournisseurs d’énergies renouvelables existants en consultant la liste des fournisseurs d’électricité verte, et connaître les différents avis des personnes ayant déjà sauté le pas.
Réussir sa transition vers les énergies 100% renouvelables
La Loi Énergie et Climat, adoptée en novembre 2019, fixe l’objectif de neutralité carbone à l’horizon 2050. Quelle que soit la place accordée au nucléaire dans ce mix, la montée en puissance des renouvelables suppose de résoudre trois contraintes techniques, indépendantes de toute position politique :
- Réduire les pics de consommation ;
- Augmenter les sources d’énergies vertes ;
- Réaménager le territoire.
En effet, il s’agira de modifier notre façon de consommer. À qui sert une vitrine allumée la nuit ? Et ce n’est qu’un des nombreux exemples de notre manière d’exploiter l’énergie dont nous bénéficions aujourd’hui. Pour pouvoir répondre à la demande, il faudra également ruser de créativité et d’ingéniosité pour emmagasiner et stocker de l’énergie, que ce soit grâce au photovoltaïque ou à l’éolien.
Enfin, il faudra repenser notre espace pour faire cohabiter les dispositifs éoliens ou les panneaux solaires avec notre paysage actuel. Que ce soit les agriculteurs ou les particuliers, il sera peut-être difficile de renoncer à une parcelle de terre ou de paysage… L’espace disponible étant restreint, la question de l’éolien offshore pourra être soulevée. Cette dernière solution pourrait apporter un début de réponse d’ailleurs…
L’hydroélectricité, une réponse pour plusieurs nécessités
L’hydroélectricité est une énergie propre et discrète. Cette ressource renouvelable et pilotable n’émet pas de gaz à effet de serre, ce qui lui confère un statut d’énergie verte adéquate pour faire face à cette situation et transition. En France, c’est la première source d’électricité renouvelable, et la deuxième source de production d’électricité, juste derrière le nucléaire.
L’hydroélectricité présente un atout que ni l’éolien ni le solaire n’ont : elle est pilotable, c’est-à-dire mobilisable à la demande, ce qui en fait un complément précieux face à l’intermittence. Sa marge de progression en France est toutefois limitée, les meilleurs sites étant déjà équipés. Tout au long du vingtième siècle, la France a vu un développement important des ouvrages hydroélectriques avec la construction et l’utilisation de nombreux barrages à travers l’ensemble du territoire. L’enjeu sera de moderniser et d’assurer la sécurité, tant pour les usagers que pour l’environnement, de ce parc, pour pouvoir exploiter les énergies récupérées.
Reste à savoir comment ces changements seront menés, à quel rythme et à quel coût. Sur ce point, le débat public français est loin d’être clos, et il oppose des experts qui ne partagent ni les mêmes hypothèses de consommation, ni les mêmes évaluations de coût. Notre rôle ici n’est pas de désigner un camp mais de donner les éléments vérifiables. Sur un point précis de ce débat, le coût du stockage des déchets radioactifs, nous avons fait l’exercice en détail dans notre article sur ce que les déchets nucléaires coûtent vraiment sur votre facture.
Ce que vous pouvez faire, en revanche, ne dépend d’aucun arbitrage national : réduire votre consommation, et choisir votre fournisseur en connaissance de cause. On explique ce que garantit réellement une offre d’électricité verte, et le critère qui distingue les offres sérieuses des autres, dans notre article sur comment choisir un fournisseur d’électricité verte.
Sources
- Sénat, loi du 22 juin 2023 relative à l’accélération des procédures liées à la construction de nouvelles installations nucléaires : suppression de l’objectif de 50 % à l’horizon 2035, du plafond de 63,2 GW et de la trajectoire de fermeture de quatorze réacteurs.




